Portrait

Un des joueurs de l'équipe première se livre dans un portrait, afin d'en dire un peu plus sur lui.

[Portrait] Ibrahim Koné : « Un bon gardien, c’est un gardien régulier »

Il est le dernier rempart de cette équipe du Pau FC, celui qui contribue au bon début de saison du club : Ibrahim Koné entame sa deuxième saison au sein de cette formation, et possède un parcours qui inspire le respect.

Portrait de ce natif d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, au sourire permanent et au comportement irréprochable sur et en dehors du terrain.

La rédaction : Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Ibrahim Koné : Bonjour à tous, je suis Ibrahim Koné, gardien de foot au Pau FC.
J’ai débuté le foot à la base en tant que joueur de champ en Côte d’Ivoire car je n’étais pas gardien : lors d’un match de mon équipe, le gardien habituel se blesse, et j’ai enfilé les gants, je vais dans les buts, et j’ai aimé !
C’est resté pas mal de temps comme ça à alterner entre joueur et gardien, parce qu’on était jeunes et que le but c’était de prendre du plaisir.
Lors d’un match du championnat de moins de 15 ans, on va pour jouer un match mais encore une fois le gardien était absent, et je retourne une fois de plus dans le but.
Tout se déroulait très bien, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais je sortais tout, et il y avait le sélectionneur de la Côte d’Ivoire des moins de 16 ans qui regardait le match, et c’est comme ça que j’ai été recruté en 2004 pour un tournoi à Montaigu, à Nantes, avec la Côte d’Ivoire : à partir de là, c’est resté.
J’ai enchaîné derrière avec la Coupe du monde des moins de 17 ans en 2005, et la Coupe d’Afrique des moins de 20 ans en 2007.
Après ça, j’ai joué au tournoi de Toulon, où j’ai terminé meilleur gardien de la compétition : j’ai été ensuite un mois à l’essai à Strasbourg, pour un stage qui n’a pas été concluant.
Je suis allé à Rosenborg en Norvège pour un nouvel essai, et j’y suis resté pratiquement 3 mois.
En juin 2008, je suis arrivé au PSG pour 1 semaine, et j’ai reçu un coup de téléphone de mon sélectionneur de la Côte d’Ivoire des moins de 20 ans, Michel Troin, qui était entraîneur adjoint à Boulogne sur Mer en Ligue 2, qui m’a dit « viens jouer avec nous » : je signe 3 ans, tout d’abord comme stagiaire pro.
On a la chance de monter en Ligue 1, où je joue quelques matchs : comme par hasard, je fais mon premier match professionnel en Coupe de la Ligue contre… le PSG !
C’est parti de là, je suis resté 7 ans à Boulogne, et je continuais à être sélectionné avec la Côte d’Ivoire en jeunes.
A la fin de mon contrat, j’ai eu pas mal de pépins physiques, je suis resté pratiquement un an sans jouer (après une rupture des ligaments croisés ndlr), et j’ai atterri à Tarbes, où j’ai fait une saison et demi.
Et là je commence ma 2ème saison avec le Pau FC.

Qu’est-ce qu’un bon gardien ? Comment vois-tu son rôle dans une équipe ?

Un bon gardien, c’est celui qui met son équipe en confiance, celui qui est présent là où il faut, quand l’équipe en a besoin, surtout quand on est un peu fatigué, mais surtout un bon gardien, c’est un gardien régulier, il faut tout le temps être concentré car on n’a pas le droit à l’erreur.
Mon rôle dans l’équipe c’est d’apporter un maximum, car il ne faut pas oublier que sans eux je ne suis rien, on s’aide mutuellement, j’essaye d’être présent quand ils en ont besoin dans les moments difficiles, que ce soit pour garder le score ou les soulager dans des sorties aériennes : il faut qu’ils sentent qu’il y a quelqu’un derrière en qui ils ont entièrement confiance pour qu’ils soient libérés lorsque le match commence.

Tu es en plus capitaine du Pau FC, comment le vis-tu ?

Capitaine, c’est un plus, mais rien ne change : ce qui compte, ce sont les performances sur le terrain.
Après, ce n’est pas la première fois que je suis capitaine dans une équipe : je l’ai été avec la Côte d’Ivoire des moins de 20 et 23 ans, j’ai été capitaine à mon passage à Tarbes, il y a 3 ans.
Mais comme je le disais précédemment, le capitaine c’est celui qui rassure l’équipe, qui essaye de créer une bonne cohésion du groupe, de tirer tout le monde vers le haut et prendre tout le monde au même pied d’égalité.
Au final, le capitaine doit être présent sur et en dehors du terrain.

Quel regard portes-tu sur le début de saison ?

Début de saison un peu compliqué, avec de moins bons résultats : ce n’est pas qu’on était en-dessous au niveau du jeu, c’est juste que la chance ne nous souriait pas.
On n’a pas été efficaces dans tous les domaines, moi le premier : ça a été difficile, mais depuis un petit moment, on a repris du poil de la bête et on sent à nouveau l’équipe en confiance, et maintenant il ne reste plus qu’à continuer de performer et enchaîner les bons résultats.

Que fais-tu hors du terrain ?

(Sourire) A la base, je suis une personne plutôt discrète, réservée, je passe beaucoup de temps avec ma compagne quand elle ne travaille pas, je fais pas mal de choses à la maison, j’essaye de faire des choses avec elle.
En dehors de ça, j’aime bien aller au cinéma, faire des petites parties de tennis avec ma compagne, et rester posé en famille.

Quel joueur t’inspire le plus ?

C’est un gardien, à l’époque c’était Iker Casillas, il y a 5-6 ans, quand il était au Real de Madrid, c’était mon idole.
Mais depuis quelques temps c’est Manuel Neuer : j’essaye de m’inspirer de ses sorties, de la tête en dehors de la surface, je l’ai fait 2-3 fois cette saison…
Comme me disait mon pote Jo Rivas, « une tête plongeante à la Ibrahim Koné », je dirais plus à la Manuel Neuer (sourire) !

Quel est ton meilleur souvenir en tant que footballeur ?

Si je dois en retenir un, c’est ma première sélection avec l’équipe A de la Côte d’Ivoire, pour le match amical contre la Turquie. A l’époque j’étais jeune, j’avais 18 ans (il était 3ème gardien ndlr), j’arrivais dans le groupe et il y avait un joueur que j’adorais, j’étais fou en le voyant, c’était Didier Drogba !
J’étais agréablement surpris de le voir, c’est un mec formidable, super adorable…
C’est vraiment un moment qui m’a marqué.

Si tu n’avais pas été footballeur, qu’aurais-tu fait ?

Si je n’avais pas été footballeur, j’aurais été… footballeur (rires) !
Je n’avais pas prévu autre chose, puisque depuis très jeune le foot ça a été toute ma vie, et je me suis uniquement consacré au foot : je ne sais donc pas ce que je serais devenu si je n’avais pas eu le foot.

Un mot à dire aux supporters ?

D’abord en pensant à la saison passée, j’aimerais dire merci pour le soutien, ils ne nous ont jamais lâchés, même quand c’était dur ils étaient toujours présents derrière nous à nous pousser, c’est ce qui m’a beaucoup marqué personnellement.
J’aimerais aussi qu’ils continuent à nous soutenir comme ils le font en ce moment, car on va tout faire pour ne pas les décevoir, on va bosser pour en tout cas !
Je les remercie pour tout ce qu’ils nous apportent depuis le début de saison !

Enfin, qui aimerais-tu voir pour le prochain portrait ?

Ha ha ha… Pour le prochain portrait, j’aimerais bien voir monsieur Judicaël Crillon, c’est le beau gosse de l’équipe, comment je le kiffe ce mec, avec sa tenue, sa dégaine, toujours bien habillé, classe !
Je sais d’ailleurs pas pourquoi H&M ne l’a pas pris pour faire ses pubs, c’est un beau gosse ce mec (rires) !

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