[Championnat – 25ème journée] Un match à oublier pour les palois…

Une équipe en pleine bourre, face à une autre qui pioche un peu depuis la reprise : tel était le schéma de cette rencontre comptant pour la 25ème journée du National.

L’AS Béziers, qui restait sur trois victoires consécutives, et qui n’avait plus connu la défaite depuis le 12 janvier, recevait des palois qui avaient du mal à retrouver la dynamique qui les avait portés vers le haut du classement avant la trêve hivernale.

Pour ce déplacement, David Vignes avait choisi de se passer d’Aaron Boupendza, plaçant le polyvalent Kader Kraichi en attaque aux côtés de Mohamed Guilavogui, de retour comme titulaire en lieu et place de Jonathan Rivas, sur le banc.
Manquait également à l’appel Lucas Toussaint, suppléé par Louis Bury.

Palois et Biterrois se neutralisent

28951463_10155400815628193_4660590229751595008_o

Au stade Sauclières, ancienne antre de l’ASBH, club mythique du rugby français, palois et biterrois serraient le jeu d’entrée de match, ne voulant pas laisser l’autre s’approprier le gain du ballon et donc du terrain.

A l’image de Ciss, qui restait au sol après un contact avec un de ses adversaires (3ème), les débats étaient rudes au milieu du terrain, et aucune équipe ne voulait lâcher un pouce de terrain.

Il fallait attendre la 6ème minute pour voir la première situation intéressante pour les jaunes et bleus, par l’intermédiaire de Sanchez, qui bottait un coup franc obtenu par Guilavogui sur le côté droit : la défense bleue de Béziers sortait le ballon, et Novaès, le portier héraultais, récupérait le ballon par la suite.

De longs ballons, souvent imprécis (9ème, 12ème), donnaient un faux rythme à ce début de rencontre, et aucun des joueurs n’arrivait vraiment à accélérer le tempo par une passe ou une course.

De timides actions vers les buts

Un semblant de réaction arrivait par l’intermédiaire de Rabillard, ancien de l’OM, qui obtenait un corner suite à une déviation de Malaga (12ème) : cela ne donnait rien d’inquiétant pour Koné, et cela permettait aux palois d’enclencher un contre qui ne donnait rien, malgré le pressing intense de Kraichi, attaquant d’un soir (14ème).

La première alerte arrivait quelques secondes plus tard : Nouri remettait un ballon vers son gardien, et il s’en fallait d’un rien pour que Guilavogui en profite et ouvre le score (14ème) !

Le premier quart d’heure se finissait péniblement, tant les deux équipes s’étaient bien maintenues en respect, ne laissant rien passer : un nouveau corner (15ème) venait cependant réveiller les palois, avec une tentative de la tête de Malaga qui passait malheureusement à côté des cages de Novaès.

Le rythme s’accélère

Les prémices de ce match étant un peu long, on osait espérer un réveil des deux équipes pour emballer cette rencontre : il suffisait de le demander !

18ème minute : alors que les palois perdaient le ballon au milieu du terrain, Kanté héritait de la gonfle, et voyait Koné avancé.
N’écoutant que son instinct, il tentait un lob osé de près de 45 mètres : dans le même temps, Koné se prenait les pieds dans le tapis, tombait, et voyait le ballon passer tout près de ses cages !

Chaude alerte donc sur les buts palois, mais sans frais heureusement.

La suite, ce sont des situations qui ne mettaient pas les portiers de chaque équipe en danger : Ciss voyait un ballon lui atterrir dans les pieds un peu par hasard, et n’arrivait pas, sous l’effet de surprise, à en profiter (20ème), une frappe d’un biterrois qui terminait dans les gants de Koné (21ème), ou encore Kraichi qui n’arrivait pas à faire la différence face à son adversaire (21ème).

Les palois semblent mieux

Un peu plus entreprenants, les béarnais continuaient leur match, saisissant les occasions pour porter le danger vers la cage de Béziers : Sanchez, bien lancé par Bansais, centrait en direction de Kraichi, mais ce dernier n’arrivait pas à cadrer sa frappe (24ème).

Dans la foulée, Kraichi, très combatif, récupérait un ballon, qui ne donnait rien : qu’à cela ne tienne, Ciss y mettait lui aussi du sien en centrant dans la surface héraultaise (27ème).
Le ballon arrivait ensuite vers Sanchez, qui voyait son centre encore détourné en corner : Guilavogui, qui semblait touché au visage, restait au sol, arrêtant le jeu.

29026280_10155400815668193_4248098542691811328_o

Sur le coup de pied de coin qui suivait, Kraichi arrivait à placer sa tête, mais c’était contré.
Loin de lâcher le morceau, il retentait sa chance, cette fois avec son pied droit : le ballon était une fois de plus envoyé loin des buts, au grand dam de palois en manque de réalisme offensif (28ème).

Le jeu des contres 

La bonne période béarnaise se terminait aux alentours de la 30ème minute : les biterrois, sous pression pendant un bon quart d’heure, réussissaient à sortir la tête de l’eau, et imposaient des séquences de conservation du ballon pour calmer les ardeurs des visiteurs.

S’engageait alors un jeu de contres, où palois, par l’intermédiaire de Guilavogui, Assoumou ou Ciss (31ème, 32ème), et héraultais (33ème, 34ème), se rendaient coup pour coup en envoyant leurs attaquants dans la profondeur suite à des pertes de balle.

Les frappes de loin pouvaient être des armes dans ce match cadenassé : c’est ce que faisait Paul Maisonneuve, suite à un beau mouvement enclenché par Daubin et Kraichi, mais son tir était trop écrasé pour inquiéter le portier de Béziers (35ème).

Le premier carton jaune était à mettre au crédit de Savane, suite à une semelle sur le même Maisonneuve (36ème).

Koné reste au sol, moment de crispation

Tout les palois restaient en apnée alors que Kanté percutait Koné suite à un ballon en profondeur : le portier béarnais restait de longues secondes au sol, et finissait par se relever tant bien que mal (41ème) !

Dans la continuité, les biterrois, plus alertes en cette fin de mi-temps, envoyaient plus de jeu : un centre arrivait côté gauche et finissait sur Taillan, qui reprenait de volée sans se poser de question, qui plus est dans une position excentrée.
Cela finissait sur la barre paloise (42ème), et on se disait que peut-être, les dieux du foot étaient avec les béarnais pour le coup…

La fin de période était clairement à l’avantage des locaux, qui poussaient pour essayer de marquer ce premier but : l’arbitre sifflait la fin des débats, laissant les deux équipes dos-à-dos sur le score de 0-0

Un retour des vestiaires raté

On a coutume de dire que les premières minutes de chaque période sont importantes, et qu’il faut absolument éviter de prendre un but pour se remettre dans le match.

Malheureusement, les palois se faisaient prendre sur coup de pied arrêté : Kanté prenait le dessus sur son défenseur, plaçant le ballon hors de portée de Koné, et ouvrait donc le score juste après le retour des vestiaires (1-0, 47ème).

29027857_10155400815478193_2813741841361403904_o

Si les béarnais réagissaient plutôt bien depuis le début de saison face à ces ouvertures de score, on les sentait en difficulté cette fois-ci, n’arrivant pas à reprendre le dessus face à une équipe plus en confiance qu’eux.

Pour preuve, le carton jaune que récoltait Guilavogui, suite à un pied levé sur Lingani (52ème).

Les visiteurs essayent de réagir

Il fallait donc aux visiteurs plus de 10 minutes pour digérer ce but qui faisait mal à la tête : Ciss, Daubin et consort faisaient de leur mieux pour se remettre à l’endroit, mais étaient sans cesse contrés par des biterrois plus précis dans leurs interventions.

Du pressing, arme fatale en National, quelques fautes obtenues par Bansais (57ème) notamment, et on voyait des béarnais revenus dans le jeu avec de l’envie et de l’abnégation.

Guilavogui avait la balle d’égalisation quelques instants plus tard : bien servi par Sanchez, qui centrait idéalement, l’attaquant n’appuyait pas assez sa frappe pour inquiéter Novaès, alors qu’il était en position idéale (59ème) !

Les premiers changements étaient les suivants : Ciss, en difficulté dans ce match, laissait sa place à Gbaklé, et Elissalt côté biterrois sortait pour la rentrée de Soukouna (60ème).

Béziers plus présent après une bonne période paloise

Une nouvelle occasion venait réchauffer Sauclières, avec le déboulé de Kanté, qui se défaisait du marquage de la défense paloise, et qui frappait dans la foulée : fort heureusement, son tir frôlait le montant de Koné (65ème) !

Un centre trop proche de Novaès (66ème), un hors jeu de Guilavogui (67ème) et un corner (69ème) : les palois tentaient de répondre, mais le manque de précision se faisait malheureusement sentir.

Daubin tentait lui aussi sa chance de loin, mais sa frappe trouvait les gants de Novaès (71ème).

Le coup de grâce pour Pau

Le couperet tombait quelques instants plus tard : alors que les palois n’arrivaient pas à trouver les filets du but biterrois, ceux-ci profitaient d’une petite faille pour enfoncer le clou.
Kanté, lancé en profondeur côté gauche, prenait de vitesse Bansais, mais semblait pousser trop loin son ballon.
Il s’arrachait néanmoins et plaçait sa frappe sous la barre d’un Koné qui ne pouvait là aussi rien faire de plus (2-0, 73ème).

28958764_10155400815458193_4406336047093383168_n

Des palois à la limite de la rupture

Avec ce deuxième but, plutôt contre le cours du jeu, les palois semblaient au point de rupture : les biterrois, laissant sciemment le ballon à leurs adversaires, tentaient de planter des banderilles pour plier définitivement le match (75ème).

Pour tenter de renverser cette partie mal embarquée, David Vignes lançait Jonathan Rivas à la place de Junior Assoumou, pour une option résolument offensive (77ème).

L’effet se faisait sentir : combatif, comme toujours arrivait à centrer, mais c’était trop long pour ses coéquipiers, Sanchez tentait d’envoyer lui aussi le ballon dans la boîte, et cela finissait dans les gants de Novaès (80ème).

Les dernières forces paloises dans la bataille

Nouvelle vague de changement de part et d’autre, avec Colin qui prenait la place d’Aabid côté Béziers, et Judicaël Crillon qui remplaçait Kader Kraichi (81ème).

Le latéral gauche faisait parler de lui quelques instants plus tard : il centrait en première intention pour Sanchez, et ce dernier tentait la reprise directe, mais la balle passait à côté des buts de Novaès (85ème).

C’était Sanchez qui encore une fois inquiétait l’arrière-garde biterroise, avec une frappe qui frôlait la lucarne de Béziers, après une bonne combinaison avec Maisonneuve (87ème).

Las, rien ne voulait sourire à des palois entreprenants mais pas assez réalistes : Daubin récoltait un carton jaune, et Rivas puis Crillon faisaient passer un dernier frisson dans les rangs héraultais, sans réussite (90ème, 92ème).

29025759_10155400815498193_2124195583701811200_n

Mr l’arbitre sifflait la fin des débats, laissant des palois frustrés, qui ne semblaient pas armés pour réussir à revenir dans ce match, même s’ils avaient comme toujours essayé de jouer avec le cœur et les tripes.

Englués dans une place pas très confortable, chaque point va désormais valoir son pesant d’or, et la réception de Chambly vendredi prochain s’annonce comme déterminante pour la suite de la saison.

Prochain match du Pau FC : le vendredi 16 mars à 20h au stade du Hameau

Allez le Pau FC !

Leave a Reply