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[Championnat – 17ème journée] Un match qu’il ne fallait pas perdre…

« Quand on ne peut pas gagner un match, il faut alors savoir ne pas le perdre » : l’adage revenait hier soir dans beaucoup de bouches de spectateurs présents au nouveau stade de Pau, pour la dernière de leurs protégés en 2018.

Les Palois recevaient en effet une équipe de l’Entente Sannois Saint-Gratien à la recherche d’une confirmation après un bon résultat nul obtenu le vendredi précédent face au Mans : les deux équipes, en quête de points, ne voulaient surtout pas faire un faux pas juste avant les fêtes, mais se disaient qu’engranger trois points pouvaient être une sacrée bonne opération.

Pour cette rencontre, Raffaele Novelli procédait à un changement notable dans le 11 de départ, en titularisant Yankouba Jarju à la place de Mohamed Guilavogui : pour le reste, c’était du classique, avec le 4-3-3 fétiche de l’Italien.

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Une farouche bataille au milieu

Et dès le démarrage, on sentait bien que les Palois allaient devoir sortir le bleu de chauffe pour vaincre les Franciliens, venus sans complexe en Béarn : un gros pressing des jaunes de l’Entente était déclenché au coup de sifflet de mr l’arbitre.
Mais les locaux ne s’en laissaient pas compter, et imposaient eux aussi une intensité défensive à la perte du ballon, qui laissait augurer une grosse bataille pour le gain du ballon durant 90 minutes.

La première occasion venait du côté des visiteurs, qui profitaient d’un contre pour frapper une première fois dans les gants de Guendouz.
Et sur la relance qui suivait, les Palois perdaient rapidement le ballon, donnant une nouvelle opportunité au portier jaune et bleu de se mettre en évidence (3ème).

Côté locaux, on voyait des intentions, mais surtout une envie d’être solide et compact le plus possible : Vallier arrivait à déborder sur son côté gauche, crochetait, mais ne pouvait centrer convenablement, chose récurrente tout au long de la rencontre (5ème).

Et si les Béarnais essayaient comme à leur habitude de ressortir proprement, on tentait également de miser sur la vitesse de Jarju pour prendre à défaut les massifs défenseurs centraux franciliens : quand ce n’était pas eux qui dégageaient, c’était leur portier Salamone qui s’en chargeait.

Période de domination paloise 

Name puis Thill plantaient les premières banderilles dans la défense de l’Entente, mais voyaient leurs tentatives contrées ou trop enlevées pour vraiment être dangereuses (8ème).

Les locaux dominaient mais n’arrivaient pas à faire la décision dans une défense qui paraissait par moments friable, mais qui tenait la baraque en se jetant sur tous les ballons.

La réponse des joueurs de Sannois venait en contre ou par l’obtention de coups de pieds arrêtés : seulement, ceux-ci n’étaient pas très bien frappés, et permettaient aux Palois de s’en sortir sans dommage.

Boisgard, sur son côté gauche, montait quant à lui en puissance, et nous gratifiait de quelques gestes techniques en guise de cadeau de Noël, et son pendant à droite, Thill, était au four et au moulin pour essayer de trouver la faille, sans succès.

Nouvelle opportunité intéressante pour les jaunes et bleus, avec Jarju qui obtenait un bon coup franc à l’angle gauche de la surface de l’Entente : Boisgard jouait le maître artificier, mais c’était une tête d’un des visiteurs qui contrait le tir puissant du Toulousain.
Vallier récupérait et tentait lui aussi sa chance de l’intérieur du gauche : dans les gants de Salamone (19ème).

Ce même Boisgard faisait encore passer un vent de panique dans la défense francilienne, en se jetant pour essayer de reprendre un bon centre de Thill, malheureusement sans réussite (24ème).

Dans la foulée, ce sont les joueurs de l’Entente qui reprennent du poil de la bête en expédiant coup sur coup deux frappes sur lesquelles Guendouz est encore impérial (25ème).

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Les Palois accélèrent

Le match s’emballe quelque peu, et on croit assister à l’ouverture du score côté Palois avec une frappe enroulée de Daubin qui flirte avec la lucarne de Salamone, suite à une bonne combinaison entre Boisgard et Vallier, les deux hommes forts de cette première mi-temps (28ème).

Thill s’essaye encore à frapper après un coup franc obtenu par Jarju, mais son tir termine encore loin des cages franciliennes (30ème), puis c’est au tour de Daubin, très entreprenant, d’envoyer une lourde frappe qui finit encore sa course au-dessus des cages de l’Entente (33ème).

La bonne période paloise ne se concrétise malheureusement pas, et les Béarnais s’amusent à se faire peur devant leur surface, à l’image de Daubin qui n’arrive pas à trouver de solutions et perd le cuir en position dangereuse.

Thill, encore lui, prouve qu’il a des jambes en récupérant une fois de plus le ballon, mais ne mettant pas le portier de l’Entente hors de portée (38ème).

Le pressing palois porte ses fruits, et suite à un corner obtenu par les Béarnais, Maisonneuve trouve Beye, monté aux avants-postes : ce dernier dévie subtilement vers Thill, qui centre fort devant le but.
Le cuir passe devant toute la défense et arrive sur Boisgard, qui ne se pose pas de question et tente la demi-volée : las, le ballon s’envole, et les espoirs de marquer le premier but avec (39ème) !

La fin de période retombe un peu en termes d’intensité, et Palois et Sannoisiens se quittent dos-à-dos sur le score de 0-0.

Bon retour des Franciliens 

On espérait donc du côté du public voir les Palois plus efficaces en 2nde période : ces derniers revenaient rapidement sur la pelouse avec l’intention de marquer ce premier but qui pourraient les libérer.

Mais les visiteurs étaient également décidés à contrarier leurs adversaires, et pourquoi pas leur jouer un vilain tour : c’étaient eux qui se procuraient les premières opportunités sur un centre-tir (47ème) ou un coup franc après un strike de Daubin, qui faisait tomber deux joueurs jaunes d’un coup (49ème).

La réaction venait du grand bonhomme de ce match, Quentin Boisgard, qui percutait côté gauche et donnait un petit ballon à Daubin pour une frappe qu’on voyait gagnante : malheureusement, le cuir s’envolait encore (50ème).

La possession était toujours à l’avantage des visiteurs, et Bury restait au sol après avoir détourné une frappe à bout portant du visage : un peu d’eau, du repos, et le guerrier, latéral droit du soir, pouvait reprendre sa place (54ème) !

Si le rythme n’était pas effréné, on assistait cependant à de belles séquences de part et d’autre : Name jouait un ballon de contre vers Thill, qui tentait une nouvelle fois du gauche, mais sans grande réussite (56ème).

Son compère de l’attaque, Boisgard, se mettait lui aussi en évidence et tentait sa chance dans la surface, mais ne cadrait malheureusement pas (59ème).

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Les débats s’équilibrent du fait de blocs défensifs imperméables

Les blocs défensifs, bien place, semblaient destinés à ne pas être franchis ce vendredi soir : si les combinaisons fleurissaient de part et d’autre, la dernière passe n’était suffisamment pas efficace pour créer le décalage et être gagnante.

D’autant plus que quelques maladresses venaient s’ajouter au tableau, ce qui n’empêchait pas Daubin (68ème), ou le trio offensif palois au complet de venir buter une fois de plus sur une bonne défense jaune (69ème).

On arrivait dans les 20 dernières minutes, et l’Entente pointait le bout de son nez, avec une tête trop décroisée qui faisait passer un vent de panique dans les travées du nouveau stade (71ème).

Grosse période de domination paloise

Peu de temps après, un corner était obtenu par les locaux, et le ballon terminait dans les pieds de Beye, mais ce dernier enlevait trop sa frappe aux 5,5 m (73ème) !

Le premier changement était à mettre au crédit de l’Entente, avec la sortie de Drame pour l’entrée de Sidibe (74ème).

Dans la foulée, Boisgard arrivait à s’échapper tout seul en contre, et l’on pensait que l’attaquant allait se présenter seul face à Salamone. Hélas, un gros retour du défenseur francilien annihilait cette belle action, même si le Palois récoltait malgré tout un corner (75ème).

Quelques minutes plus tard, Name était lancé sur la gauche par un Boisgard intenable, mais voyait sa frappe finir dans le petit filet des buts de l’Entente (77ème).

Raffaele Novelli décidait alors d’effectuer son premier changement, avec la sortie de Vincent Thill et l’entrée de Lamine Gueye (78ème).

Deux minutes plus tard, Jarju avait peut-être la balle de match dans les pieds : sur un énième centre de Boisgard, il ne cadrait pas sa reprise du plat du pied, au grand dam de tout le stade, qui s’apprêtait déjà à célébrer ce but ô combien mérité (80ème) !

Baisse d’intensité de la part des Palois

Le coach de l’Entente faisait alors son deuxième changement, en faisant sortir Dia pour l’entrée de Souci (81ème).

On assistait également à un changement de physionomie, puisque les visiteurs prenaient le temps de faire tourner le ballon, prenant conscience que prendre un point en Béarn pourrait être une très bonne opération.

Le dernier changement pour les visiteurs venait confirmer cette tendance : Geran laissait sa place à Farade (86ème).

La fin de match était donc assez terne en termes d’intensité, car chacun ne voulait commettre la petite erreur qui pouvait tout gâcher.

Le coach palois faisait alors sortir Yankouba Jarju pour faire entrer le buteur maison, Mohamed Guilavogui dans les derniers instants (90ème).

Les dernières forces étaient jetées dans ce match, et Boisgard, exténué, sortait pour laisser sa place à Alain Reppert pour les toutes dernières secondes (92ème).

Un dernier corner pour l’Entente, et mr l’arbitre sifflait la fin de cette rencontre sur le score de 0-0.

Un résultat qui laisse les Palois à 3 points de leurs adversaires du soir, et qui les place à la 11ème place du classement après une phase aller riches en rebondissements.

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En attendant la suite des événements, place à la trêve pour joueurs et staff, avant une phase retour où les joueurs auront pour objectif d’assurer leur maintien le plus rapidement possible.

D’ici là, passez un joyeux Noël, et allez le Pau FC !

Prochain match du Pau FC : le vendredi 11 janvier à 20h à Chambly face au FC Chambly
Prochain match à domicile : le vendredi 18 janvier à 20h face à l’US Avranches